La St V à Bruxelles en 2008
(Lu dans La Libre Belgique !!!!!)

Folklore

Une St-Verhaegen digne de la tradition  Bxl

Mis en ligne le 21/11/2008

La St-Verhaegen a réuni des milliers d’étudiants, hier, enflammant le centre-ville.

Festoyons, mes amis! Trinquons à l’ULB et aux étudiants!" La phrase fuse à travers la foule d’étudiants et de curieux réunis hier pour célébrer la Saint - Verhaegen, sur la place du Grand Sablon.

Elément central du folklore estudiantin bruxellois, la Saint-Verhaegen - ou plus familièrement "St-V" - fête la fondation de l’Université libre de Bruxelles (ULB), un 20novembre 1834 sous l’impulsion de Pierre-Théodore Verhaegen. Une date qui sera décrétée jour de congé et de festivités, pour les étudiants de l’institution, mais aussi pour ceux de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), scindée de l’ULB en 1969.

Et chaque année, la célébration est de taille! Après une matinée consacrée aux cérémonies officielles de commémoration, les étudiants se ruent pour "guindailler" sur la place du Grand Sablon, point de départ du cortège des chars. "C’est la fête à Verhaegen et à l’ULB, s’exclame Vincent, étudiant en sciences économiques à l’ULB, en brandissant sa "chope". Mais c’est aussi la fête des étudiants, alors on fait d’une pierre deux coups!"

Le mot est bien passé. Sur la place presque infranchissable, les étudiants s’entassent autour des chars - plutôt des camions - d’où la bière coule à flot. La musique bat son plein, les "pennes" se mélangent, les rires éclatent, l’humeur se grise Bref, on se sent bien, parmi les milliers d’étudiants venus des quatre coins du pays. "On est là pour rencontrer d’autres personnes et participer au folklore estudiantin dans la capitale, explique Daphné, étudiante en sciences à Mons. C’est moins familial que chez nous, mais on s’amuse vraiment."

Vers 15 h 30, tout ce beau monde se dirige doucement vers la place de la Bourse, point final du cortège. "On va y brûler les décors des chars!", se réjouit l’un d’eux. "Enfin, normalement"

Leur départ n’est en tout cas pas sans déplaire aux commerçants de la place. "Avec tout ça, mon chiffre d’affaires est quasi nul, s’indigne Myriam Wittamer, administratrice - déléguée de la maison du même nom. Sans parler de l’exemple pour les jeunes, c’est lamentable." Malgré tout, la tradition ne se perd pas.

N.N. (st.)